Canicules : un plan d’action plutôt que l’improvisation

Il est plus que temps qu’Antony se dote d’un plan communal de sauvegarde, avec un volet canicule opérationnel. Après l’été que nous venons de vivre, réduire les investissements de la transition écologique n’est plus tenable.

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Par Les élu·e·s Antony Terre Citoyenne

7 élu·es du groupe au conseil municipal d’Antony

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Après la succession de canicules que nous venons de vivre tout au long de l’été, plus personne ne pourra prétendre qu’on ne pouvait pas prédire de telles chaleurs, avec leur cortège de risques associés – fatigue des corps et surmortalité, incendies, pénuries d’eau, catastrophe agricole…

Une large pelouse entièrement jaunie sous une rangée d’arbres encore verts, jonchée de feuilles sèches tombees. Au fond, le long d’un mur, une file de voitures et de camionnettes stationnées ; au premier plan a gauche, un panneau de sens interdit.
La pelouse de la place du Général de Gaulle, jaunie d’un bord à l’autre, quand les arbres qui l’ombragent sont encore verts.Antony, place du Général de Gaulle, 7 juillet 2026 à 9 h 44.

Plus personne, même dans la majorité, longtemps indifférente, ne peut nier le changement climatique et l’impérieuse nécessité d’agir, de façon efficace.

On ne pourra donc plus, comme ce fut le cas à Antony jusqu’ici, réduire les investissements pour la transition écologique, faire de la rénovation des écoles une simple option si jamais il restait quelques sous dans les caisses, après tout le reste – à savoir surtout le centre-ville.

Avec les habitants mobilisés sur le sujet, avec les collectifs engagés dans la transition, avec les associations de locataires (combien de logements se sont révélés des bouilloires thermiques – dont des logements sociaux sans volet), de propriétaires (combien de pavillons menacés par le retrait-gonflement des argiles, de résidences en mal de rénovation), de parents d’élèves (nous n’avons toujours pas les relevés de température dans les classes et les crèches communales). C’est notre affaire à toutes et tous.

Une haie taillée dont toutes les feuilles sont brunies et desséchées, devant la façade vitrée d’un immeuble de bureaux et un bâtiment d’habitation clair. Au sol, de la terre nue jonchée de feuilles mortes, et un jeune arbre sans feuilles.
Une haie de résidence dont les feuilles sont grillées sur toute la longueur, et un jeune arbre qui a perdu les siennes.Antony, 30 août 2026 à 16 h 11.

Il est plus que temps qu’Antony se dote d’un plan communal de sauvegarde, intégrant un volet canicule opérationnel, à la mesure des nouveaux risques. Agissons !

  • Une grande flaque occupe toute la largeur d’une chaussée et reflète, tête en bas, deux immeubles de bureaux, des lampadaires et un ciel de nuages. À gauche, un terre-plein d’herbe jaunie au pied d’un arbre encore vert.
    Une flaque tient toute la chaussée devant les immeubles de bureaux de l’avenue du Général de Gaulle, le long d’un terre-plein d’herbe jaunie. La sécheresse et l’eau qui stagne se sont succédé tout l’été, parfois dans la même semaine.Antony, avenue du Général de Gaulle, 22 août 2026 à 16 h 00.
  • Une chaussée et un trottoir recouverts de plusieurs centimètres d’eau autour de bornes et d’un mât de feu tricolore. Au fond, une personne à vélo en veste jaune fluo traverse l’eau, devant des commerces et un immeuble sous échafaudage.
    Cinq jours plus tard, l’eau couvre la chaussée et les trottoirs de l’avenue Aristide Briand. La canicule a une suite : une atmosphère plus chaude accumule plus d’énergie et retient plus de vapeur d’eau, qu’elle relâche ensuite en orages et en pluies plus intenses.Antony, avenue Aristide Briand, 27 août 2026 à 18 h 24.

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Publié le 4 septembre 2026 · mis à jour le 25 septembre 2026 · Paru dans Vivre à Antony n°423, septembre 2026