Par Les élu·e·s Antony Terre Citoyenne
7 élu·es du groupe au conseil municipal d’Antony
47 publications ici depuis 2022

Les émeutes déclenchées par la mort du jeune Nahel, abattu par un policier à bout portant, nous obligent à comprendre et à agir. Rien ne peut justifier qu’un jeune meure pour un refus d’obtempérer. Sans excuser les violences, il faut écouter la colère des jeunes. Qu’est[1]ce qui peut les amener à s’attaquer aux équipements publics de leur propre quartier, sinon pour crier leur rage, leur désespoir face à une République qui ne garantit pas l’égalité des droits, les mêmes chances pour leur avenir ? En introduisant un amalgame, dans son édito du mois dernier, entre leur origine supposée et les actes de violence, Jean-Yves Sénant ne fait qu’alimenter les sources du soi-disant « mal qui les ronge » : le racisme d’une partie de la société française et de ses institutions. Faut-il rappeler que les jeunes des quartiers défavorisés sont les victimes de discriminations permanentes. Par une police qui pratique les contrôles au faciès, comme l’a dénoncé le Défenseur des droits. Dans l’éducation, où à niveau scolaire équivalent, eux sont massivement orientés vers les filières professionnelles. Par leur lieu d’habitation, quand une adresse dans un quartier difficile leur barre les portes de l'emploi. Et s’ils parviennent à y accéder, leurs perspectives sont trop souvent les emplois de livreur ou de chauffeur Uber. Le bilan du contrat de ville d’Antony est notoirement insuffisant sur cet aspect. Plus qu’ailleurs, dans ces quartiers les services publics sont défaillants. Il ne suffit pas d’une rénovation urbaine, pour résoudre ces problèmes. Racisme et injustice sociale sont le creuset de ces violences. Plutôt que ce nuage de fumée nauséabonde, répandu par le Maire, travaillons aux vrais remèdes. formulaire de contact – 01.84.19.69.33
Vous savez quelque chose sur ce sujet, ou vous voyez une erreur ? Écrivez-nous, nous lisons tout.
Publié le 3 octobre 2023 · Repris de l'ancien site du collectif lors de la refonte. · Paru dans Vivre à Antony n°391, octobre 2023


