Dans son éditorial de « Vivre à Antony », le Maire ajoute « Nous devrions vivre avec le réchauffement climatique, comme nous vivons avec le Covid ». Et bien non, 1000 fois non, le réchauffement climatique n’est pas une fatalité! Rendre notre ville résiliente, la transformer pour qu’elle soit vivable, désimperméabiliser, combattre les
Îlots de chaleur, , végétaliser, etc. oui, il faut le faire. Mais c’est une action réactive et insuffisante. Il y a des actions à engager pour limiter le réchauffement climatique, éviter qu’il ne s’emballe et que notre bonne vieille Terre ne devienne invivable pour l’espèce humaine : engager la transition vers une société de sobriété, favoriser la biodiversité, limiter la consommation … Et ça aussi, il faut le faire ! La ville aussi a sa part à jouer, comme le citoyen, l’Etat et l’entreprise. Développer la géothermie, proposer des alternatives végétariennes dans les cantines, favoriser le commerce de proximité avec une monnaie locale.
Le 18 juillet dernier, l'Union Européenne a annoncé un accord d'approvisionnement en gaz avec l'Azerbaïdjan, une décision étonnante pour un substitut au gaz russe. En effet, ce pays a pour indice de démocratie 146 sur 167 (the Economist)
- la Russie est
124ème. L'ONG Human Rights Watch dénonce la répression brutale menée par le gouvernement azéri contre les voix critiques ou dissidentes, ainsi que l’arrestation, l'emprisonnement et la torture de nombreux journalistes et d'activistes. De plus, ce pays vient de nouveau de lancer des attaques contre l'Arménie.
Rappelons notre accord de jumelage avec Davtashen, ville située dans le district d'Erevan. L'accord sur le gaz avec l'Azerbaïdjan va à l'encontre des valeurs de l'UE et constitue le énième signe de l'absolue nécessité de développer les énergies renouvelables. Un maire ne devrait pas dire ça : « ce fut un bel été »
Le réchauffement climatique aggrave les injustices, ceux qui polluent le moins sont les plus impactés : le Pakistan est dévasté par des inondations records, en Afrique de l’est la sécheresse menace 20 millions de personnes de famine.
Ici, en France, ce sont les ménages les plus fragiles qui souffrent le plus des conséquences de la crise.
De nombreuses familles ont passé cet été caniculaire dans des appartements mal isolés, dans des quartiers bétonnés. Beaucoup d’écoles et de maisons de retraite sont de véritables passoires thermiques.
Le programme de rénovation thermique du gouvernement manque d'ambition et a peu bénéficié aux ménages les plus démunis. D'ailleurs, la France compte toujours 7 millions de logements classés "passoires thermiques" (chiffres de l'Observatoire national de la rénovation énergétique, ONRE).
En
France, les 1% les plus aisés émettent 13 fois plus de CO2 que les 50% les plus pauvres (2015). Le débat récent sur les jets privés illustre cette situation absurde. Certains s’amusent à l’idée de devoir prendre le train mais leurs vols privés génèrent une pollution indécente et contribuent à la destruction des conditions de vie pour tous. C’est l’illustration parfaite de l’égoïsme et de l’inconscience qui soustendent notre système économique. Car comme le constate Oxfam France, la surconsommation d’une minorité alimente la crise climatique, alors que les pauvres et les jeunes générations en paient le prix, conséquence directe d’une croissance économique profondément inégale et à forte intensité de carbone.
Ce système persiste depuis des décennies malgré tous les avertissements, malgré les évolutions alarmantes, et ceci avec la complicité de nombreux dirigeants, à la solde de grandes sociétés polluantes. C’est l’avenir de nos jeunes qui est sacrifié pour les profits disproportionnés de quelques individus.
Et nous, Antony Terre citoyenne, nous ne voulons pas de ce sacrifice.
Collectif de citoyen.ne.s, de membres d'associations et de partis politiques
Citoyens à Antony, Europe Ecologie les Verts, Génération.s, La France Insoumise, Parti Communiste Français, Parti Radical de Gauche, Parti Socialiste
N°6 - Septembre 2022
Justice sociale et environnement : même combat !
Azerbaïdjan ou Russie ?
Trois canards sont morts cet été aux abords de l'étang du soleil recouvert d'algues vertes, symbole alarmant de l'impact des canicules sur le vivant. Les aléas climatiques qui se multiplient nous enjoignent à changer de braquet dans la réduction des émissions de CO2. Les solutions sont connues. Mais où sont l'impulsion, les moyens financiers et l'accompagnement nécessaires de la part de la ville? Antony comporte environ 10.000 logements catégorisés passoires énergétiques (diagnostic de performance énergétique, E,F,G) dans le parc privé ou public. Mais le rythme des rénovations reste très insuffisant. La ville dispose d'un potentiel significatif pour le développement d'énergie solaire en toiture et géothermique, mais ne l'exploite pas. Les grands arbres jouent un rôle essentiel pour le rafraîchissement et la rétention de l'eau. Les protéger est crucial, y compris en préemptant des parcelles arborées pour éviter l’abattage, ou bien compenser par des replantations équivalentes, lorsque la coupe est inévitable en cas de réfections de rue ou de maladie. La ville peut également s’engager pour la sobriété énergétique et la protection de la biodiversité en supprimant l'éclairage en cœur de nuit, et les écrans publicitaires. Et lancer des initiatives fortes pour réduire la circulation automobile : dimanche sans voiture dans le centre-ville, encourager la marche à pied avec une meilleure accessibilité des trottoirs, développer les infrastructures et itinéraires vélo, pour accompagner un usage croissant. La sobriété, c'est aussi l'économie circulaire et la réutilisation : à quand une activité de ressourcerie/recyclage et l'intégration du réemploi dans les appels d'offres d'Antony ?
Chronique d’une mort annoncée Brice, tu as été le candidat socialiste de la NUPES sur notre circonscription, peux tu nous dire ton ressenti ?
Alors que la rentrée politique est dense, nous voyons la NUPES installée dans le paysage politique sans que cela ne se traduise par l’effacement des partis qui la composent. C’est une chance car elle permet de rassembler des militants d’horizons divers, issus des partis, mais aussi des associations, des syndicats et de la société civile.
Quelques mots plus locaux ? Sur notre circonscription et sur Antony, la NUPES a immédiatement été créatrice de dynamiques, d’échanges, d’affirmation d’un projet politique fort, dans un contexte social et environnemental très difficile. Elle a crée un espoir pour beaucoup de nos concitoyens. Ton souhait pour son évolution ? Je souhaite qu’elle demeure active pour continuer à rassembler la gauche et les écologistes autour de combats communs indispensables pour nos populations et nos territoires. J’ai le sentiment qu’à Antony et sur notre circonscription, beaucoup sont prêts à porter haut et fort nos valeurs et nos combats politiques !
A propos de ton adversaire et de sa présence locale?
Je serai attentif aux actes de la nouvelle députée, élue par la droite.
Pour commencer, Maud
Bregeon, a fait le choix de ne pas ouvrir de permanence parlementaire sur le territoire. Or le rôle d’une parlementaire, outre le fait de voter les lois, est d’être en contact avec la population. On ne peut que regretter ce choix révélateur de l’état d’esprit de la Députée et de son parti : négliger celles et ceux qui, sur un territoire clivé et pluriel, souffrent et ont besoin de l’aide des pouvoirs publics.
Être présente aux cérémonies officielles ne suffit pas à créer un lien avec un territoire et sa population.
Et au niveau national ?
Sur le plan législatif, dans le cadre du Projet de loi « Pouvoir d’Achat », elle s’est impliquée sur le volet énergétique de la loi, suivant une logique purement libérale, comme le montrent les compromis trouvés avec la droite lors de la commission mixte paritaire. Refus de prise en compte des plus modestes, mise en œuvre d’une politique centrée sur les entreprises, rejet catégorique d’une taxation des superprofits du secteur énergétique… Belle illustration du «et de droite et de droite» de la majorité présidentielle.
A ce stade nous avons une parlementaire ne se préoccupant pas de la situation sociale de sa circonscription et menant avec conviction une politique de casse sociale.
Brice Gaillard
Candidat de la NUPES sur la 13ème circonscription des Hauts-de-Seine
Et après les législatives ?
La mission d'information sur le logement à Antony demandée par les élus ATC a rendu son rapport. Mais le constat d'autosatisfaction dressé par la majorité municipale n'est pas en phase avec la réalité. Le mal logement sévit à Antony comme dans toute la région. Un millier d'Antonien·ne·s n'ont pas de logement personnel. Le délai d'attente moyen pour un logement social est de plusieurs années. Et seulement 17% des attributions ont bénéficié aux personnes prioritaires.
La faute au manque de construction de logement abordable. Sous le dernier mandat du Maire seuls 10% des logements construits sont des logements sociaux, alors que la loi impose d'atteindre 25%. Et cela continue avec l'opération immobilière Jean Zay.
Les
Antonien·ne·s doivent se rabattre sur de plus petits logements dans le parc privé, dont les loyers vont encore exploser avec l'augmentation de 3,5% autorisée par le gouvernement. Mais le Maire refuse de mettre en place l'encadrement des loyers, un dispositif qui s'est montré efficace à Paris. La précarité énergétique touche 1700 foyers à Antony, et la situation pourrait empirer avec la crise énergétique. Mais une minorité ont reçu une aide du CCAS ou du Fonds social pour le logement du 92. De son coté Hauts de Bièvre Habitat enchaîne les augmentations des charges sur l'énergie : +30€ en avril, bientôt suivi de +50€. Une situation qui appelle donc un effort plus substantiel de la part de la ville pour le logement. Quant à l'entretien du parc de logement de Haut-de-Bièvre Habitat, le reportage photo réalisé par les élus ATC dans les quartiers Sud a révélé l'état de dégradation de la plupart des bâtiments, et la négligence dans le nettoyage, la dératisation et le ramassage des ordures. Interpelé lors du dernier conseil municipal le Maire a promis sur le champ une amélioration : fréquence de ramassage accrue, bétonnage des caves ...
Une visite que nous renouvellerons pour vérifier la concrétisation de ces promesses.
Logement social en déshérence En 2001, notre ville s'engageait par la Charte
Ville Handicap à "aménager la Ville afin d'assurer la libre circulation des citoyens, en toute sécurité".
Depuis
2019, les rues d'Antony sont constamment en travaux : réfection de la chaussée annoncée entre l’intersection des rues
Mirabeau et Louis ainsi qu'à l'intersection de la rue des Mûres, réouverture du passage à niveau Rue
Mirabeau et début de la réhabilitation du réseau entre la rue de Massy et l’avenue du Président Kennedy en 2021 ...
Désormais, on nous annonce une "modernisation de la voirie" entre l’avenue Jean Monnet et la rue de Massy jusqu'en décembre 2022.
Pourtant, on constate que de nombreux trottoirs au sein des rues d'Antony ne permettent toujours pas le passage de fauteuils ou de poussettes (certains inaccessibles même pour des piétons). A quand des travaux réellement au profit de l'accessibilité ?
Et l’accessibilité ?
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Le HUDA et la PADAF, installés dans les anciens locaux d'Universal Music à Antonypole, vont disparaître à la fin de cette année.
Ouvert en 2017, le centre d'Hébergement d'Urgence pour Demandeurs d'Asile accueille, généralement pour quelques mois, jusqu'à 234 jeunes hommes qui ont dû fuir leur pays. Cette décision brutale de la préfecture va jeter à la rue des dizaines de personnes.
Sa voisine, la Plateforme des Acteurs de Demain (Absolument Fantastique) va probablement déménager à Massy. Faute de requalification, ce tiers-lieu, temple du réemploi, de l'art et de l'artisanat, où travaillent plus de 250 personnes, n’a pas pu véritablement s'ouvrir au public, en dehors d'événements ponctuels ou des lieux de restauration Kalbass et Chez Tata Toyo, ni trouver un équilibre financier. L'association Aurore et la coopérative Plateau Urbain devaient gérer le site jusqu'en 2024. Les pouvoirs publics ont décidé d'abréger l'expérience.
Demain c’est fini
Un permis de construire a été délivré pour une antenne de télécommunication rue de l’Aubépine. Est-ce vraiment nécessaire ? Selon le site cartoradio.fr, 3 antennes quadrillent déjà le secteur. Et puis, pourquoi ? Quelle est la finalité ? 80% de la bande passante d’internet est prise par de la vidéo. 60% par de la vidéo en ligne :
VoD, pornographie, Youtube, réseaux sociaux. Et 20% de télésurveillance, visioconférences, télémédecine...
Si nous avons besoin de toujours plus de réseau, toujours plus de puissance, toujours plus d’antennes, ce n’est donc pas pour permettre la télémédecine, mais pour regarder toujours plus de vidéos et pour 27% d’entre nous, le porno du samedi soir. La vidéo est donc au cœur de la (sur)consommation numérique.
Et notre consommation numérique n’est pas sans conséquence. Le secteur du numérique représentait 4% des gaz à effet de serre en 2018, soit l’équivalent de la flotte mondiale de camions, ou de l’aviation civile. Mais tandis que nous sommes contraints de baisser nos émissions, ce secteur est en pleine explosion et le chiffre va sans doute doubler d’ici 2025. Sans compter les autres impacts écologiques et sociaux : pollution des sols, de l’air, de l’eau lors des phases de fabrication (extraction des métaux) et de recyclage; conditions de travail indécentes : travail forcé, travail d’enfants, salaires insuffisants ;
impacts sur la santé mentale et physique…
A titre personnel, nous avons des questions à nous poser.
A titre collectif, que peuvent faire l’ État, la ville ? L’ État doit réguler, clairement, « créer un cadre qui génère des usages compatibles avec les limites sur les ressources ». Le rôle de la ville dans ce domaine est d’informer la population, mais aussi de donner l’exemple de la sobriété. La débauche de moyens que le Maire accorde à la vidéosurveillance fait plutôt figure de contre-exemple : bientôt 1000 caméras haute résolution qui filment en permanence, 40 onduleurs, 26 serveurs et des dizaines d'écrans, pour une efficacité jamais prouvée.
Si vous êtes intéressés par l’organisation de la présentation d’une fresque du Numérique, le Collectif peut vous aider.
Sources : l’Insoutenable usage de la vidéo, Shift Project, Résumé aux décideurs
Les élus d’Antony Terre Citoyenne au conseil municipal 01 84 19 69 33
La Feuille est éditée par l’Association de soutien à Antony Terre Citoyenne. Directeur de la publication : Pierre Rufat Retrouvez-nous au conseil municipal du 29 septembre 2022 à 20H sur le site de la ville ou à l'Hôtel de ville.. puis les 7/12/22, 9/2/23, 6/4/23, 29/6/23, 28/9/23 et 7/12/23
Site d’Antony Terre Citoyenne : www.antonyterrecitoyenne.org
Ont contribué à ce numéro : Sylviane Aschehoug, Clare Donovan, Brice Gaillard, Stéphanie Gallé, Irène Huard, David Mauger, Aragah Mehrabi, Anne Rambaut, Valérie Roger, Alison Tomine Contact : formulaire de contact Facebook : https://www.facebook.com/Antonyterrecitoyenne Contrepoint des vacances :
Satisfait cette année du maintien de l’ouverture pendant la période estivale des médiathèques (sauf le pont du 15 août). Dans le même temps, le Select a encore fermé ses portes du 22 juillet au 18 août.
Pourtant la vie continue à Antony et pourquoi pas la culture. Comment le vivent les
Antonien·ne·s qui restent là ?
NuméRisques Rendez-vous
Une conférence sur le pays Dogon, au Mali en particulier, et sur l’Afrique en général, est organisée par La Falaise, association d’aide au système de santé en pays Dogon, le 7 novembre prochain à 20:30 à l’espace club de Vasarely.
Salle François Molé oubliée ?!!
La place du marché terminée a été inaugurée, sans la salle associative remplaçant la salle François Molé. A quand son ouverture initialement prévue dans les travaux de la place ?
Vivre à Antony
N’hésitez pas à remplir le questionnaire en ligne de la mairie au sujet du contenu de la publication.
https://www.ville- antony.fr/actualites/magazin e-enquete-2022
Et surtout demandez plus de place pour les tribunes de l’opposition !
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