La Feuille n°2

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À l'initiative d'élus de notre groupe, le conseil municipal a voté la création d’une mission sur la sécurité qui analysera :

  • le bilan chiffré sur les 10 dernières années avec localisation des délits sur la commune, par quartier
  • l’évolution des moyens humains et techniques (vidéosurveillance en particulier) et elle fera le point sur les projets en cours et à venir.

De 2019 à 2021, la ville investit 2,8 millions d'euros pour ajouter 500 caméras et atteindre 1 caméra pour 62 habitants au total, sans compter les frais de maintenanceet d'exploitation. Très cher pour une utilité incertaine et très dangereux pour les libertés.

La Cour des comptes relaie de sérieux doutes quant à son efficacité : les caméras n'empêchent pas la délinquance, elles la déplacent ou en changent simplement la pratique. La mode des capuches, et depuis peu, l’utilisation des masques montrent l’inutilité de ces équipements.

Notre groupe défend une augmentation forte du nombre de policiers municipaux (notre projet en prévoyait 20). Le maire en prévoit 12, armés de pistolet à impulsion électrique (Taser).

Le Comité de l'ONU contre la torture a estimé que son utilisation constitue une forme de torture et peut même provoquer la mort

  • 334 décès par taseraux USA entre 2001 et 2008 selon Amnesty International. Mais le maire et son adjoint à la sécurité n'en ont cure et marquent leur mépris face aux objections.

Ce sont des policiers formés à la prévention, capables d'anticiper des situations difficiles et suffisamment nombreux pour être proches de la population dont les Antoniens ont besoin ! Il nous faut restaurer le lien de confiance avec la populationet assurer la tranquillité de tous les quartiers sans exclusive. Et ça, une caméra ne le fera jamais.

La Fontaine : bonnet d’âne pour le dos-d’âne

Suite à un accident mortel sur le carrefour La Fontaine de la D920, le maire avait promis une réunion avec les habitants du quartier afin de sécuriser la circulation. 8 mois plus tard, sans concertation, un ralentisseur est placé en bas de l'avenue de la Duchesse du Maine, sans logique. Pourtant les habitants avaient des propositions à faire !

Sécurité :

La vigilance s’impose

La vaccination arrive avec retard à Antony. En cause, l'incurie du gouvernement dans la gestion de la crise. Mais le maire a aussi sa part de responsabilité : Antony n’a ni centre municipal de santé ni hôpital public, piliers d’une prise en charge sanitaire.

Après avoir rasé la RUA, voilà qu'il vante le futur quartier Jean Zay, sa verdure et ses étudiants. Mais la cour de l'école sera sur les toits et les pelouses feront place à un mitage d'immeubles. Pour les étudiants, au-delà de paniers repas occasionnels, soutient-il la création d'une allocation d'étude ? Prévoit-il un point d'écoute psychologique ?

Il se fait plus discret en matière de sécurité et de liberté : sa police sera armée de taserset des caméras nous surveilleront par l'intelligence artificielle.

Il annonce de multiples concertations : alors parlons d'Antonypole!

Il est urgent d'engager le débat citoyen sur ce projet porteur d'enjeux majeurs pour la ville.

Et il faut aussi accompagner le projet de création d’un centre d'hébergement social de l'Etat sur les terrains de l'INRAE, pour qu’Antony soit une ville solidaire et inclusive.

Collectif de citoyen.ne.s, de membres d'associations et de partis politiques

Citoyens à Antony, Europe Ecologie les Verts, Génération.s, La France Insoumise, Parti Communiste Français, Parti Radical de Gauche, Parti Socialiste

N°2 - Mars 2021

Les mots et les faits

Femmes invisibles à Antony

À l'occasion de la Journée internationale de lutte des femmes du 8 mars, la mairie a donné la parole à 8 Antoniennes sur son site. Mais aucune école et seulement un collège, une médiathèque et 13 rues portent des noms de femmes. À quand la visibilité pour les femmes ? Et la parité pour les bâtiments publics ?

Notre image nous appartient

Rejetons l'utilisation de la reconnaissance faciale par les collectivités et les entreprises ! Ce que nous sommes et ce à quoi nous ressemblons est notre propriété.

Disons NON à la surveillance biométrique de masse ! Signez l'Initiative citoyenne Européenne https://reclaimyourfac e.eu/fr/

Un an après ton élection, peux-tu nous dire ce qui t'a marqué sur ce début de mandat ?

La nature des échanges en conseil municipal où les élus de la majorité n'interviennent que sur autorisation du maire et voteront toujours comme lui, en taisant leur opinion. Élu par moins d'un Antonien sur 2, le maire est un monarque en son fief. De leur côté, les macronistes nous font souvent des appels du pied. Mais comment oublier leur soutien à un gouvernement qui privilégie les plus favorisés, réprime et lèse les plus précaires ?

Tu viens du monde associatif (parents d’élèves, relations France-Afrique) ce parcours t'aide-t-il (ou pas) ?

Je vois une grande continuité dans la forme d'engagement, de l'associatif au politique. Dans les associations comme dans notre collectif ATC, chacun(e) donne son avis, écoute celui des autres. Les décisions d'actions sont collectives, en faveur de projets qui privilégient le bien commun.

Tu es le seul des élus ATC à siéger au Conseil de territoire Vallée-SudGrand-Paris ; l'exercice des fonctions d'élu local est-il vraiment très différent dans ces 2 assemblées ? Les élus majoritaires des 11 villes, de droite comme de gauche, s'accordent en amont des conseils. Nous sommes très peu à proposer des changements sur ce territoire, censé être l'échelon privilégié pour mener la transition écologique, la politique du logement et de l'emploi.

Peux-tu nous dire la difficulté la plus grande que tu aies rencontrée ? Notre difficulté c’est le grand écart du maire entre l'image qu'il se donne, expérimenté, raisonnable et ouvert, et l'inconséquence de ses propos en conseil : "Se battre pour préserver des emplois, c’est se battre pour le passé !" ;

"Je n'assume pas la politique du territoire" - dont il est pourtant le 1er viceprésident, en charge des finances. Et contre vents et marées, notre maire bâtisseur imperméabilise, en témoigne la place du marché - Pardon, place P. Devedjian. En off, sa vieille garde peut moquer des sujets actuels comme les mobilités douces, la qualité de l'air ou le verdissement des cours d'école.

Un dernier mot pour les Antoniens qui te liront ? Je fais partie de ceux qui pensent que la démocratie locale ne peut se limiter à une élection tous les 6 ans. Le changement ne peut attendre, construisons-le au quotidien. Rejoignez notre collectif !

Parole d’élu : David Mauger Emplois :

notre maire fait la fine bouche !

Essilor, n°1 mondial de l'optique, veut investir 40 millions d’€ dans un nouveau laboratoire pour regrouper les activités présentes sur cinq sites, dont celui d’Antony. Notre maire refuse d'accueillir ce projet. Interrogé au conseil municipal de décembre, il répond ne pas chercher à préserver les emplois, car se battre pour cela, c'est se battre pour le passé. Il cherche des entreprises qui fassent le maximum d'emplois dans le minimum d'espace. Antony compte 4282 actifs en recherche d'emploi, en croissance depuis 2018. Combien de plus avec la crise actuelle, après le départ des 1300 emplois de Sanofi en 2022 et la perte d'une centaine d'emplois d'Essilor en 2023 ?

Notre idée : préserver la diversité des emplois sur Antony. Plutôt qu’un nombre d'emplois au m², une stratégie industrielle pour le territoire : filière de la transition écologique, développement du pôle médical local, etc...

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EN DEMANDANT À RECEVOIR LES PROCHAINS NUMÉROS VIA LE FORMULAIRE DE CONTACT o

EN NOUS SIGNALANT LES SUJETS QUE VOUS AIMERIEZ VOIR ABORDÉS DANS NOS COLONNES o

OU EN NOUS SOUTENANT FINANCIÈREMENT chèque à établir à : Association de soutien à Antony Terre Citoyenne - JC Houver - 11, avenue de la division Leclerc - 92160 ANTONY D’avance, merci.

Résidence Universitaire d’Antony : la vérité est ailleurs

Le maire manipule l'Histoire et dénigre la Résidence Universitaire et ses occupants dans la presse et Vivre à Antony. Allez lire la vérité des faits sur le site des Amis de la RUA : l'histoire de la spoliation des étudiants au profit des promoteurs vous attend :

http://amisrua.antony.free.fr/

À l'initiative de la P'tite Échoppe, du Secours Populaire Français et de Planète interculturelle, une collecte de sacs solidaires est lancée. Distribution le 31 mars à la RUA.

Si vous aimez cette publication, vous pouvez nous aider pour poursuivre la route :

Solidaires des étudiants

Le maire a passé une convention avec l'Agence régionale de santé (ARS) et l'union régionale des professionnels de santé pour diagnostiquer l'offre et le recours aux soins à Antony.

Au conseil municipal du 3 décembre, nous avons fait remarquer que cette convention était certes nécessaire mais qu'elle devrait être complétée par une démarche volontariste associant étroitement les Antoniens, comme nous le proposions dans notre programme.

En effet, ceux-ci peuvent déjà poser des diagnostics du fait de leur expérience quotidienne, comme le manque présent et à venir de médecins généralistes conventionnés de secteur 1 entraînant des délais d'attente et même des renoncements aux soins. De même, il est simple de répondre à certaines questions :

  • Combien y-a-t-il de centres municipaux de santé (CMS) pour une ville de plus de 60 000 habitants ?

ZÉRO ! Certes, il y a bien un centre de santé de la Croix rouge dans le quartier du Noyer-Doré, mais même pour ce seul quartier, c'est insuffisant.

  • Combien y-a-t-il d’établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD)

communaux ou intercommunaux pour accueillir nos aînés en perte d'autonomie et qui n'ont pas les moyens de payer une place dans un EHPAD privé à but lucratif ? ZÉRO ! Et pourtant les besoins, c'est évident, sont nombreux. Alors la santé, et notamment la santé mentale, a beau être mise à l'honneur dans le bulletin municipal du mois de décembre, il reste encore beaucoup à faire pour que l'accès aux soins soit non seulement un droit mais une réalité pour tous dans notre ville !

C'est pourquoi nous sommes et nous continuerons d'être force de proposition, en réclamant notamment la création d'un véritable centre municipal de santé pluriprofessionnel à Antony. Et non pas, comme le propose le CCAS, "une maison pour attirer des médecins généralistes libéraux en leur proposant des conditions agréables d’exercice".

Où se soigner à Antony ?

Les jeunes sont nombreux à être en souffrance psychique. Ils ont une conscience aigüe des enjeux climatiques. Pour protéger les personnes les plus âgées de la pandémie, ils subissent de plein fouet les contraintes, la précarité, sont privés d'une grande partie de leur vie sociale, de la possibilité normale d’étudier et de travailler, donc de vivre !

Des villes alentour proposent des lieux d’accueil et d’écoute gratuits, mais pas Antony. Pour ceux qui ne peuvent recourir aux psychologues libéraux, quelles seront les conséquences sur la réussite et l'entrée dans la vie adulte ?

Depuis 10 ans, la mairie d’Antony reçoit de 25 000 à 30 000€ par an de subventions du 92 pour un Espace Santé Jeunes inexistant. L'élu délégué à la Politique de la ville et à la Cohésion sociale l’a reconnu : « Certes il n’est pas complètement matériel, il s’agit plutôt d’actions à destination des jeunes. Mais notre objectif est de le matérialiser. » Quand répondra-t-elle à ce besoin spécifique ?

Enfin ! Un centre de vaccination à Antony

Il était temps, chaque jour d’épidémie se paie en vies. Pourquoi ce retard ? Le dossier de la mairie n'avait pas été retenu par le Préfet. Les vaccins arrivent au compte-gouttes du fait de la gestion erratique d'un gouvernement qui promet mais ne tient jamais. L’absence de structure de soins publique sur notre territoire ne nous aide pas. Qui a privilégié le privé à Antony ? Où sont les centres municipaux de santé ?

Qui a soutenu les politiques de fermeture d’hôpitaux et de désorganisation de la santé publique ? Le maire et ses amis politiques.

Sans vaccin, la France est dépendante de firmes internationales.

En cause notamment, l’insuffisance d’investissement public et privé en recherche et développement.

Sanofi abandonne sa recherche sur la pharmacie et réduit ses capacités de production.

Protégés par des brevets, les vaccins se vendent au plus offrant, les pays pauvres sont perdants. L'épidémie dure et le virus mute dangereusement.

Pour s’en débarrasser, exigeons que les vaccins et les traitements soient un bien public mondial !

Pas de profit sur la pandémie

Signez cette Initiative Citoyenne Européenne pour faire des vaccins et des traitements anti-pandémiques un bien public mondial, librement accessible à tous.

https://eci.ec.europa.eu/015 /public

Burn out of Antony

Étudiants, les oubliés de la ville

Sans panneau d'affichage associatif autour de la résidence universitaire, les étudiants sont privés d'information sur la vie communale. Ils doivent connaître ce que leur offrent association et organismes officiels.

Une façon de rejeter une population susceptible de contester et de voter ?

Dans Vivre à Antony de février, le maire nous présente le Nouveau quartier Jean Zay.

En 2013 il avait annoncé « un quartier emblématique, largement piétonnier et aux dernières normes environnementales ».

Or, ce qui nous a réellement choqué en découvrant la perspective de ce projet c’est la grande densité d’immeubles agencés selon un mitage labyrinthique, sans la vision d’un paysage urbain étudié. La problématique environnementale et sociale apparaît délaissée.

Quelles consignes le maire a-til données aux aménageurs ? Nous sommes tous en droit de nous poser des questions.

La Ville a-t-elle candidaté à l’Appel à projet EcoQuartier ? Le recyclage des eaux pluviales et des eaux usées est-il prévu ? Les bâtiments prévus utiliseront-ils des énergies renouvelables et des matériaux biosourcés ?

Pourquoi une densification à outrance ? En clair, quelle surface de pleine terre sera laissée par les parkings en sous-sol ? Les voies de circulation mises à part, quelle est la proportion de terrain laissée pour ne pas imperméabiliser le sol et permettre de vraies plantations et non des arbres en pots ?

Y a-t-il une véritable réflexion pour réduire la place de la voiture, à moins de 500 m d’un pôle multimodal de transport ?

Y aura-t-il une mixité sociale y compris avec les étudiants qui y logeront ? Nous pouvons en douter au vu du faible nombre de logements sociaux prévu.

En réalité, la municipalité tente de justifier un projet qui semble davantage tourné vers la rentabilité immobilière. Le prix des logements ne pourra attirer que des ménages aisés.

Ce projet nous parait bien loin du « quartier emblématique » annoncé. Reste toute la présentation dans Vivre à Antony qui, elle, est biosourcée, avec sa langue de bois aux normes du siècle passé.

Greenwashing à Jean Zay

Les élus d’Antony Terre Citoyenne au conseil municipal 01 84 19 69 33

La Feuille est éditée par l’Association de soutien à Antony Terre Citoyenne. Directeur de la publication : Pierre Rufat Retrouvez-nous au conseil municipal du 1er avril 2021 à 13H par Internet sur le site de la ville.

Site d’Antony Terre Citoyenne : www.antonyterrecitoyenne.org

Ont contribué à ce numéro : Antoine Achart, Sylviane Aschehoug, Sylvain Bergounioux, Sylvie Blanzin, Janet Borg, Anne Rambaut, Irène Huard, Céline Laurent, Hélène Lemaire, Anne Loustalot, David Mauger, Isabelle Remy-Largeau, Adrian Rosner, Valérie Roger, Pierre Rufat Les bornes électriques déchargeront les porte-monnaie

La ville a choisi l'offre de la Métropole pour les bornes de recharge électriques qui vont remplacer celles d'Autolib. Coût pour les abonnés : 14 à 18 euros par charge pleine. Plus cher que l'offre alternative du groupement public

SIPPEREC : 11 à 14 euros par charge. La ville, elle, percevra une redevance pour chaque borne. L'usager est-il la première préoccupation du maire ? La mobilité électrique devrait être accessible à moindre coût !

AVANT Plan et emprise au sol des bâtiments de l’ancienne Résidence Universitaire d’Antony

APRÈS Plan et emprise au sol des bâtiments de la nouvelle zone Jean-Zay d’Antony Contact : formulaire de contact Facebook : https://www.facebook.com/Antonyterrecitoyenne

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