La Feuille n°11

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Un premier chiffre donne l'ampleur de la crise des inégalités en France : notre pays compterait plus de 9,1 millions de personnes en situation de précarité, c'est à dire gagnant moins de 1 158€ mensuels (soit 60% du salaire médian). Elles sont environ 2 150 personnes à Antony. « Toute personne a droit à un niveau de vie pour assurer sa santé, son bienêtre et celui de sa famille (alimentation, habillement, logement, soins médicaux, services sociaux nécessaires…) » dit l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH). Protéger les droits de toutes et tous par la mise en œuvre de politiques publiques c'est le risque de se mettre à dos ceux qui, aujourd'hui soutiennent le président des riches ! Alors comme écran de fumée, le gouvernement réactive la peur de l'immigration. Or les chiffres montrent que la France n'est pas attractive pour la plupart des migrants, trop compliquée, trop fermée. Nous sommes des petits joueurs en la matière : 39375 demandes d'asiles en 2022 contre 166760 en Allemagne. La scène politique française est devenue un véritable défouloir pour les idées d'extrême-droite. Le projet de suppression de l'aide médicale d'état et le durcissement du droit du sol, votés au sénat, n’ont pas été présentés par l'extrême-droite classique mais par la tendance extrême des Républicains.

Sylviane ASCHEHOUG

Collectif de citoyen.ne.s, de membres d'associations et de partis politiques

Les Ecologistes (EELV), Génération.s, La France Insoumise, Parti Communiste Français, Parti Radical de Gauche, Parti Socialiste

N°11 – décembre 2023

Maud à court d'idée

En réunion publique le 12 octobre, Maud Brégeon n'a pas surpris ses fans. Aperçus : après le 7 octobre "faire bloc "avec Israël face aux actes terroristes du Hamas, sans un mot pour rappeler la position historique de la France pour les droits des Palestiniens, opprimés depuis 80 ans. Sur le budget : réduire les déficits ("dette abyssale" de la France) et en utilisant le 49.3 faute de majorité (déjà 18 fois depuis le début du quinquennat !). Donnons-lui une idée : accroître les recettes en stoppant les cadeaux fiscaux aux plus riches et imposer les profits abusifs des multinationales. Sur l'immigration : fermeté d'abord, avec une régularisation "choisie" pour faire tourner les secteurs en tension, et contrôle accru de l'immigration irrégulière : là, c'est l'humanité qui fait défaut. Et face à la crise actuelle du logement, Maud était sans proposition ("sans baguette magique") : ni soutien à la construction de logement sociaux, ni encadrement des loyers, ni régulation des locations touristiques, ni maîtrise du foncier grâce au bail réel solidaire, ni revalorisation des allocations logement. Sans baguette magique, mais avec un bulletin de vote nous la ferons disparaître à la prochaine élection !

Irène HUARD

Content qu’un maire se bouge !

Courageux, le directeur de la ligne B venu pour se faire engueuler !

Lors de la réunion publique sur le RER B organisée par le maire de Bourg-la-Reine le 23/11, il ressort 2 points négatifs : les améliorations envisagées sont à échéance lointaine, les rames MI20 dont la 1ère arrivera fin 2027 et les suivantes, plus tard… le système NExTEO qui est vendu comme devant régler l’embouteillage du tunnel entre Châtelet et Gare du nord ne commencera à être déployé qu’en 2030 et finalisé en 2032, voire 2033.

On note que la RATP évalue les performances de la ligne en termes de ponctualité selon des critères à son avantage, mais fortement contestés par les associations des usagers. On peut regretter que Valérie Pécresse, présidente d’Ile de France Mobilité, n’ait pas envoyé un délégué pour expliquer sa politique de transport, que la RATP ne peut qu’exécuter.

Anne RAMBAUT

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3e raté de l'enquête sur le PLU

Le dérèglement climatique est une réalité. Chaque année sont battus des records de chaleur. Les tempêtes et les inondations dévastent des régions entières. D’où le choix du café écolo du 9 novembre. Les Ecologistes ont invité Mélody Tonolli (maire adjointe de Paris), co-auteure du rapport "Paris à 50°", pour un échange avec les Antoniens.

Notre ville est exposée à des risques comparables à ceux de la capitale,

  • îlots de chaleur urbains, perte de biodiversité, surmortalité. Le bâti urbain traditionnel d’Antony – jardins, espaces verts autour des immeubles collectifs, - qui permet de mitiger ces risques, est menacé par la promotion immobilière irréfléchie, la bétonnisation, l’abattage des arbres d’alignement. Lors du débat, de nombreuses voix se sont élevées pour exprimer inquiétude, colère, incompréhension devant des choix d’urbanisme récents –Jean Zay, la Croix de Berny, l’hypercentre, le futur Antonypole. Autre constat : les liens entre le réchauffement de nos villes et les inégalités sociales, car les premières victimes sont les ménages démunis, les enfants, les sans-abris.

Le rapport "Paris à 50°" résulte d’une mission transpartisane. Il aboutit à des recommandations consensuelles - revégétaliser la ville, désimperméabiliser les sols, accélérer la rénovation thermique, l’accès pour tous à des lieux rafraîchis en cas de canicule…

Ce consensus est encourageant. Les participants, ayant eu accès aux avis des experts, ont adhéré à une nouvelle approche de l’urbanisme, soucieuse du bien-être et de la biodiversité. À quand une mission d’information et d’évaluation sur l’urbanisme à Antony ayant pour objectif d’élaborer des préconisations communes ?

Le lien du replay : https://antony.eelv.fr/cafe-ecolo-antony-a-50-degres/ Clare DONOVAN

Vous avez déjà pu lire cette information dans Le Parisien et Les Echos. Nos élus ont signalé au tribunal administratif des liens d'intérêts entre la ville et le commissaire-enquêteur en charge de l'enquête publique sur la 6e modification du Plan local d'urbanisme. Sensé être indépendant, cet ancien élu de Saint-Cloud devenu trésorier d'une association qui touche plus de 150 000€ de participation annuelle de la ville, n'a eu d'autre choix que de se désister. Rappelons qu'il y avait déjà eu deux reports de cette enquête publique, du fait de l'Autorité environnementale. En 2021, elle avait imposé à la ville d'évaluer l'impact environnemental de ses projets d'urbanisme. Puis en mars 2023, elle avait émis une dizaine de recommandations sévères suite à cette évaluation, réclamant de lui soumettre de nouveau le dossier, avec plus de mesures d'évitement et de réduction de l'exposition à un cumul de pollutions, des futurs habitants de plusieurs secteurs, dont Antonypole.

David MAUGER Encombrants :

les biens nommés

Avec la nouvelle organisation de la collecte des encombrants par VSGP (Vallée Sud Grand Paris), on constate les difficultés des usagers en raison du processus de réservation en ligne - tempérées en théorie par la possibilité de prendre des rendez-vous téléphoniques. Le système est fastidieux et rebute les usagers éloignés du numérique. En effet l’impression d’étiquettes (sur chaque type d’objet) est compliquée surtout pour les personnes qui n’ont pas d’imprimante, sans compter son coût. Tout le monde ne peut pas aller à la déchetterie faute de moyen de locomotion. Il existe sans doute aussi un défaut d’information pour les usagers.

Résultat :

certains ont tendance à déposer sur les trottoirs au petit bonheur la chance.

Si dans les zones pavillonnaires la nouvelle collecte ne pose pas de réels problèmes, dans les zones d’habitat collectif, la dépose d’objets volumineux quotidienne (inhérent au nombre de logements), augmentée de la dépose sauvage aboutit à un encombrement des trottoirs et parkings. Ce processus gène la mobilité des piétons notamment pour les plus vulnérables. Ce système reporte sur l’usager l’organisation de la collecte et complique un service qui était pourtant d'une simplicité enfantine.

La notion de service public est à nouveau mise à mal.

Carambolage rue Mounié

L’urbanisme fait salle comble

Vous êtes venus nombreux, le 14 novembre, pour échanger sur la rue Mounié et le plan local d'urbanisme (PLU).

Membres d'associations, élu·e·s et ancien·ne·s élu·e·s de tout bord, ou simple citoyen·ne·s, vous avez rempli la salle Club de l'Espace Vasarely.

Il était important pour nous de vous exposer les errements du Maire, que ce soit en matière de circulation en centre-ville, de planification urbaine à l'échelle de la ville ou sur des secteurs appelés à évoluer profondément. Cette soirée a permis par ses échanges de montrer la complexité des enjeux, sans cacher notre difficulté à travailler avec une municipalité opaque sur ses projets et sur les résultats des études qu'elle commande. Après une première réunion au mois d'avril en direction des associations antoniennes, c'était notre deuxième réunion spécifique sur l'urbanisme. Ces réunions visent plusieurs objectifs. Il s'agit pour nos élu·e·s de rendre compte de leurs positions, de leurs interventions auprès du Maire, des informations en leur possession ; des associations ou des Antonien·ne·s ont la possibilité de vous présenter leur expérience ou leur expertise sur un sujet donné ; surtout, le temps accordé aux échanges permet à chacun·e d'exprimer son avis, son témoignage ou ses interrogations. Il y en aura d'autres, car les sujets à traiter touchant à l'urbanisme sont nombreux :

le futur PLU intercommunal, la Zone d'aménagement concertée Antonypole, la construction de logements, la place de la nature, les équipements publics, le patrimoine antonien, etc.

David Mauger

Le flou se dissipe peu à peu sur le projet de la rue Mounié tant attendu. Et le résultat en matière de circulation est loin des attentes. Les espaces piétons sont élargis en supprimant les places de stationnement actuelles. Mais rien de tel pour les vélos qui devront circuler sur une chaussée sans double sens cyclable, avec des rigoles de séparation très accidentogènes. Le respect de la vitesse de 20km/h en toute circonstance est peu probable sur une chaussée rectiligne et sans obstacle pour la visibilité. Faute d'une véritable zone de rencontre, la sécurité des piétons et la place des cyclistes n'est pas garantie. Le comble, l'étude de circulation qui vient à l'appui de ce projet le disqualifie car il ne réduira pas significativement la circulation automobile sur l'axe. L'étude ne prend pas en compte non plus l'entrée parking sur la RD920. Faute de viser résolument la réduction de l'usage de la voiture, la ville propose un aménagement michèvre mi-chou, au détriment des cyclistes. Les projets actuels vont accroître encore le nombre de voitures (exemple +1500 voitures/jour à Antonypole). À quand une politique d'aménagement et de déplacement globale, multipliant notamment les alternatives en transports collectifs ? Irène HUARD

Après le bureau de Briand en octobre 2021, la Poste programme la fermeture de celui de Pajeaud à la fin de l'année 2023. Selon un processus bien rodé, elle organise la réduction d'activité en limitant l'ouverture au matin depuis quelques mois. Lors de la fermeture du bureau Briand, le maire avait promis une véritable agence postale en remplacement. Au final, c'est un simple relais courrier, sans service bancaire, qui a été mis en place. Et le distributeur de billets a disparu. Cette fois-ci le maire et la Poste ont pris les devants pour faire passer la pilule aux habitants du quartier.

Un commerce (Cerise

Market) propose déjà une antenne de service postal sur l'avenue

Pajeaud. Par ailleurs la ville souhaite racheter le local de Pajeaud, et annonce vouloir maintenir le distributeur de billets. Cependant le relais poste n'assure pas le service bancaire universel que doit garantir la Poste à tous les habitants, même ceux dont le compte en banque n'est pas rentable pour les banques privées. Faire disparaitre un bureau de poste, dans ce quartier modeste et facilement accessible depuis le Noyer Doré est donc un mauvais coup de plus pour les habitants.

À moyen terme, il pourrait ne subsister qu'un seul bureau de poste, au centre-ville, pour 63 000 habitants. Le Maire dispose pourtant d'un droit de regard sur la fermeture des bureaux de poste, selon le contrat de présence postale conclu entre l'État, les collectivités et la Poste. Mais JY Sénant justifie la disparition des bureaux, en défenseur qu'il est de la politique libérale d'abandon du service public. Mobilisons-nous à nouveau pour défendre le service public, le patrimoine de ceux qui n'en ont pas !

Irène HUARD

Bureau de poste, espace en voie de disparition

Nos prochains rendez-vous dans la salle club de l’espace Vasarely 13 décembre : « comme un arbre dans la ville » conférence-débat 19 décembre : « l’Homme a mangé la terre » projection-débat sur l’anthropocène

On te voit très active à Antony, tu nous expliques tes actions ? Dimanche dernier, rendez-vous à 15 h pour une Fresque du Climat version Quiz.

Hier matin, Fresque de l’Alimentation et atelier sur les protéines végétales, plus animation de jeux Zéro déchet l’après-midi. Samedi prochain, Fresque du Climat et le mardi 19/12, projection du film "L’Homme a mangé la Terre" avec ATC.

Comment fais-tu pour tout faire ? En fait, mon moteur, c’est sensibiliser sur les défis écologiques auxquels nous devons faire face, et remettre l’humain au centre. Tu nous expliques ce que sont les Amis de la Terre ?

J’en suis membre, ils parlent de sociétés soutenables, « ayant pour impératifs le respect des principes démocratiques, de la justice sociale, économique et écologique, de l’égalité des sexes, (…) » et de non-violence. Quels sont tes sujets de préoccupations ou d'inquiétudes pour notre ville ?

Le niveau local me semble être le plus adapté pour agir. Sans l’influence nationale des partis politiques et leurs impératifs électoraux, il me parait possible d’agir ensemble. J’attends de la ville qu’elle mette en place les bases de la transition que nous devons faire. Vu que nous partons de loin à Antony, ça passe par de petits premiers pas sur des sujets cristallisants…

Tu as des exemples ?

La facilitation des circulations douces et une vraie zone de rencontre dans la rue Mounié. Pouvoir circuler en ville et aller travailler sans voiture, à cout réduit. La restauration collective est un moyen de donner accès à tous à une alimentation saine et de qualité, végétalisée et bio. L’arrêt de la publicité, lumineuse ou pas, pour plus de sobriété. La mise en place de maisons de quartiers décentralisées pour créer du lien, sensibiliser sur les défis écologiques, créer ensemble une résilience. La mise en avant de l’économie circulaire, et pas de l’immobilier. Et tant d’autres sujets…

01 84 19 69 33

La Feuille est éditée par l’Association de soutien à Antony Terre Citoyenne. Directeur de la publication : Pierre Rufat

Site d’Antony Terre Citoyenne : www.antonyterrecitoyenne.org

Ont contribué à ce numéro : Anne Rambaut, Clare Donovan, David Mauger, Irène Huard, Janet Borg, Stéphanie Gallé, Sylviane Aschehoug, Sylvie Blanzin Contact : formulaire de contact

Parole d’Antonienne : Stéphanie Gallé https://www.facebook.com/Antonyterrecitoyenne

La solidarité en bus... mais pas à Antony

Les bus solidaires, il y en a beaucoup. Il y a le bus Santé Femmes, un bus où les femmes peuvent aller en toute discrétion parler de leur intimité ou de leurs problèmes. Mais ce bus-là, pourtant affrété par le département des Hauts-de-

Seine, ne passe pas à Antony. Il y a le Solidaribus de la Croix Rouge du 92, qui ouvre des possibilités d'information et d'aide sur le droit et la santé pour les familles, les personnes en difficulté, les étudiants, mais ce bus-là ne passe pas Antony. Il y a les bus de la RATP, de collecte des jouets pour donner aux Restos du cœur, mais ces bus-là ne passent pas à Antony.

Pourquoi ces bus solidaires ne passent-ils jamais à Antony, alors qu'ils passent dans les communes limitrophes ?

Témoignages de deux jeunes lycéennes mineures qui ont effectué leur stage d’animation obligatoire de 14 jours en centre de loisirs à Antony : 10 h par jour de travail, non rémunéré, avec des réunions de 19 h à 21 h deux fois par semaine et 10 h de réunions préparatoires. Qui peut s’étonner que la mairie n’arrive plus à recruter ensuite ? Retrouvez nos élus lors du conseil municipal du 7 décembre 2023 à 20H (en replay) sur le site de la ville ou à l'Hôtel de ville, puis les 8/2/2024, 4/4/2024, 27/6/2024

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