Vent mauvais sur les services publics

Au mois d’octobre, le lycée Descartes a dû suspendre la restauration scolaire, faute de personnel suffisant affecté par la Région. De tels exemples se multiplient. La ville a gelé 89 berceaux en crèche, n'ayant pu…

Logo d’Antony Terre Citoyenne

Par Les élu·e·s Antony Terre Citoyenne

7 élu·es du groupe au conseil municipal d’Antony

47 publications ici depuis 2022

Haut de la couverture de Vivre à Antony n°381, novembre 2022 : le titre du magazine au-dessus d'une photo de panneaux solaires sur un toit.
Paru dans Vivre à Antony n°381, novembre 2022.Couverture du magazine municipal, Ville d'Antony

Au mois d’octobre, le lycée Descartes a dû suspendre la restauration scolaire, faute de personnel suffisant affecté par la Région. De tels exemples se multiplient. La ville a gelé 89 berceaux en crèche, n'ayant pu recruter assez de puéricultrices. Les travaux d'aménagement prennent du retard, par manque d’ingénieurs de la ville, nous dit le maire. L’Éducation nationale recrute des contractuels mal formés pour boucher les trous. Les moyens insuffisants pour l'Université laissent sur le carreau des milliers d'étudiants. Les transports publics souffrent d'une pénurie de conducteurs et d'un manque d'investissements pour moderniser et augmenter le trafic des RER B. Et à l’hôpital, l’hémorragie de personnel se poursuit. La vague de démission s'étend en raison de rémunérations toujours trop basses. En raison aussi des mauvaises conditions de travail et de la perte de sens, quand les restrictions budgétaires dégradent le service aux usagers et lorsque le dialogue social est impossible. Revaloriser les emplois publics doit être une priorité. La question de l’énergie est particulièrement cruciale.

L'explosion des tarifs affecte toute la vie économique et sociale, notamment les budgets des collectivités. C'est le résultat de l'ouverture à la concurrence de ce qui devrait être considéré comme un service public. Au-delà de la crise ukrainienne et de la raréfaction des ressources, sa privatisation est l'une des causes essentielles de la crise actuelle.

Dans ce contexte, sans soutien de l'État, les collectivités n'ont d'autre choix que de réduire les services ou de recourir à l'endettement, choix annoncé par le maire d’Antony, remettant implicitement à plus tard les recrutements dont la ville aurait besoin. Nos services publics sont essentiels, mobilisons-nous pour les reconquérir !

Vous savez quelque chose sur ce sujet, ou vous voyez une erreur ? Écrivez-nous, nous lisons tout.

Publié le 2 novembre 2022 · Repris de l'ancien site du collectif lors de la refonte. · Paru dans Vivre à Antony n°381, novembre 2022