Tribune dans le BMO

Janvier 2024 : Contribuer à l’espoir de Paix

Depuis le 7 oct. le drapeau israélien flotte sur la mairie, en soutien à la ville jumelle de Sdérot, durement touchée par l’attaque terroriste du Hamas, qui a fait 1 200 victimes civiles. Depuis cette date, la riposte d’Israël a fait 30 000 victimes civiles palestiniennes, en majorité des femmes et enfants. Nos pensées vont à toutes les victimes et leurs familles. L’attaque du Hamas ne peut justifier la violence de ces représailles. Il est plus que temps que les appels au cessez-le-feu soient entendus. Que les voies de la diplomatie soient privilégiées pour renouer avec l’espoir de la libération des otages et d’une solution pacifique à ce conflit, basée sur les résolutions de l’ONU. Le conseil municipal, qui a voté deux subventions pour soutenir les victimes, l’une de 50 000 € à la ville de Sdérot, et l’autre de 20 000 € pour l’aide humanitaire à Gaza, s’honorerait de contribuer à cet espoir de paix en créant également un jumelage avec une ville palestinienne. C’est la proposition qu’a faite notre groupe, en regrettant la différence des deux montants, que le Maire a justifi ée par l’existence d’un jumelage. Sans s’y opposer, il a indiqué que les jumelages doivent être portés par des collectifs de citoyens. Nous lançons donc un appel pour soutenir ce jumelage et œuvrer pour sa concrétisation. contact@antonyterrecitoyenne.org – 01.84.19.69.33

Décembre 2023 : Solidarités et proximité ? Vision tronquée !

Le Centre communal d’action sociale, implanté rue Prosper-Legouté, a l’avantage d’être peu éloigné des quartiers dits « populaires » de notre ville où résident nombre de ses usagers. Mais la mairie a décidé de le remplacer par une Maison des solidarités qui devrait se rapprocher du nouveau pôle social départemental de la Croix-de-Berny. D’ailleurs, ce quartier accueille aussi depuis peu une Maison des familles. Pourquoi cette concentration d’équipements à vocation sociale dans un secteur où prédominent les bureaux ? Pour le département, la réponse est « centralité » puisque ce pôle couvrira aussi Sceaux : admettons… Mais pour nos structures communales ? Trois quarts d’heure à pied du Noyer-Doré, 30 minutes en transports en commun depuis Bellevue ou Les Morins, est-ce cela la proximité ? Est-ce cela le meilleur service possible aux usagers, alors que ceux qui en ont besoin renoncent souvent à demander les aides ? Ajoutons que, sans susciter la moindre opposition du Maire, la poste et la Banque Postale (la seule banque accessible à tous, quelle que soit sa situation fi nancière) s’éloignent aussi, en fermant définitivement le bureau Pajeaud ! contact@antonyterrecitoyenne.org – 01 84 19 69 33

Novembre 2023 PLU : 3e report de l’enquête publique !

La modification du Plan local d’urbanisme ne passe pas. Les premiers reports étaient dus à la nécessité, non anticipée par la ville, de mener une évaluation environnementale, puis aux recommandations sévères de l’Autorité environnementale. En octobre, le commissaire enquêteur s’est désisté, après que nos élus ont signalé au tribunal administratif ses liens d’intérêts avec la ville. La principale modification du PLU concerne la construction de plus de 3 000 logements à Antonypole, un secteur qui cumule les nuisances et pollutions des autoroutes, de l’aéroport d’Orly et d’anciens sites industriels. Dans ses réponses à l’Autorité environnementale, la ville remet à plus tard les études approfondies et les mesures qui sont recommandées. Circulation en centre-ville. La rue Mounié sera rénovée pour donner plus de places aux piétons et restreindre la circulation sur une voie centrale à sens unique. Si les aménagements prévus évoquent une zone piétonne ou une zone de rencontre, il s’agirait plutôt d’une zone à 30 km/h et sans véritable place pour les vélos. Le maire ne sait pas choisir ! Tous les habitants intéressés sont invités à notre réunion du 14 novembre, 20h à l’Espace Vasarely. contact@antonyterrecitoyenne.org – 01.84.19.69.33

Octobre 2023 Pas d’amalgame !

Les émeutes déclenchées par la mort du jeune Nahel, abattu par un policier à bout portant, nous obligent à comprendre et à agir. Rien ne peut justifier qu’un jeune meure pour un refus d’obtempérer. Sans excuser les violences, il faut écouter la colère des jeunes. Qu’est[1]ce qui peut les amener à s’attaquer aux équipements publics de leur propre quartier, sinon pour crier leur rage, leur désespoir face à une République qui ne garantit pas l’égalité des droits, les mêmes chances pour leur avenir ? En introduisant un amalgame, dans son édito du mois dernier, entre leur origine supposée et les actes de violence, Jean-Yves Sénant ne fait qu’alimenter les sources du soi-disant « mal qui les ronge » : le racisme d’une partie de la société française et de ses institutions. Faut-il rappeler que les jeunes des quartiers défavorisés sont les victimes de discriminations permanentes. Par une police qui pratique les contrôles au faciès, comme l’a dénoncé le Défenseur des droits. Dans l’éducation, où à niveau scolaire équivalent, eux sont massivement orientés vers les filières professionnelles. Par leur lieu d’habitation, quand une adresse dans un quartier difficile leur barre les portes de l’emploi. Et s’ils parviennent à y accéder, leurs perspectives sont trop souvent les emplois de livreur ou de chauffeur Uber. Le bilan du contrat de ville d’Antony est notoirement insuffisant sur cet aspect. Plus qu’ailleurs, dans ces quartiers les services publics sont défaillants. Il ne suffit pas d’une rénovation urbaine, pour résoudre ces problèmes. Racisme et injustice sociale sont le creuset de ces violences. Plutôt que ce nuage de fumée nauséabonde, répandu par le Maire, travaillons aux vrais remèdes. contact@antonyterrecitoyenne.org – 01.84.19.69.33

Septembre 2023 Rentrée sauce Sénant

Plutôt que de rejoindre le projet ambitieux de cuisine locale de nos 4 voisines Bourg-la-Reine, Fontenay[1]aux-Roses, Montrouge, Sceaux, le nouveau contrat de restauration scolaire est confié, une fois encore, à un mastodonte du secteur, le britannique Compass Group. Celui-ci participe à la pression des grandes centrales d’achat sur la filière agricole, encourageant le productivisme, au lieu de contribuer à soutenir des agriculteurs plus respectueux de l’environnement. De plus, Antony refuse de mettre en place l’alternative végétarienne quotidienne, réclamée par de nombreux parents. Pas de place à la cantine pour les enjeux climatiques et environnementaux ! Si l’économie de 800 000 €/an réalisée sur le contrat précédent n’a jamais été répercutée sur la facture des parents, la hausse du nouveau contrat l’est bel et bien : tous les tarifs au taux d’effort prennent 10% ! Une hausse très malvenue pour les familles, alors que l’inflation pèse toujours plus lourd sur les budgets de la rentrée, l’énergie, l’alimentation… Nous avons demandé au contraire un taux d’effort plus progressif et sans tarif minimum. La promesse électoraliste de centres de loisirs (CML) à la ½ journée le mercredi a vu une réalisation a minima : un seul centre concerné et sans possibilité de cantine ! Dernier point de tension : une réforme des modalités d’inscription aux CML, qui met à mal l’organisation des familles. Nous demandons une commission élargie aux associations de parents d’élèves sur l’organisation et la tarification des services périscolaires. Le maire a fait une première concession en s’engageant à ouvrir la discussion sur le taux d’effort.

Juillet 2023 L’été sera chaud ?…

Il fut un temps, pas si lointain, où, en France, il était de coutume de se demander si l’été serait « chaud ». Et ceux qui en avaient les moyens allaient, si besoin, chercher la chaleur loin de chez eux… Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si l’été sera chaud (le printemps l’est déjà !) mais comment il sera possible, notamment pour les plus fragiles (par exemple les personnes âgées isolées), de supporter les « vagues de chaleur », voire d’y survivre. Ce « réchauffement » n’est qu’un aspect du dérèglement climatique, dont certains nient encore l’existence ou relativisent les conséquences. Contrairement à ce qu’annoncent le gouvernement ou notre maire, ni notre pays, ni notre ville n’ont pris les mesures nécessaires et suffisantes pour y faire face maintenant et encore moins pour le limiter dans l’avenir. À Antony, par exemple, malgré nos demandes répétées, même une simple mesure comme le maintien de l’ouverture, tout l’été, d’équipements municipaux (médiathèque, centre culturel…) n’est toujours pas d’actualité. Cette année encore, les habitants qui n’auront pas la chance de partir en vacances seront donc privés de pause ou d’activités dans des lieux publics et relativement frais. Heureusement, il est encore possible d’agir pour le climat et pour le vivant. Alors engagez-vous, sans plus attendre, pour relever le défi de notre « temps » ! Et que cet été vous apporte la chaleur… mais celle du partage, la fraîcheur des découvertes et la douceur du repos.

Juin 2023 « Pas d’augmentation du taux d’effort ni des impôts »

« Pas d’augmentation du taux d’effort ni des impôts » C’était la promesse du Maire, pas plus tard qu’en novembre 2022. Promesses envolées ! La situation budgétaire est en effet fragilisée, sans visibilité sur les investissements pluriannuels. Ni sur l’évolution de la dette, dont le coût n’est plus couvert par les excédents de fonctionnement. Le Maire choisit de présenter brutalement la facture. Les impôts fonciers vont augmenter de 12 % : la majoration de 5 % du taux s’ajoute à l’augmentation de 7 % des bases, décidée par le gouvernement. Le taux d’effort, qui fixe le prix des cantines et des activités périscolaires, sera relevé également de 10 %. Des augmentations encore plus fortes sont appliquées pour les autres tarifs municipaux : cinéma, théâtre, Sport pour tous… Elles sont hors de mesure pour de nombreux foyers. Les salaires sont loin de suivre ce rythme. Pour cela il faudrait les indexer sur les prix, ce que le gouvernement refuse. Pour atténuer l’impact, nous demandons un taux d’effort progressif, sans seuil minimum, et son extension aux activités sportives municipales. Pour équilibrer son budget, la ville peut renoncer à des dépenses coûteuses et peu efficaces comme la vidéosurveillance, en décaler certaines comme le réaménagement du parc Heller, pour prioriser les dépenses indispensables comme la réouverture des places de crèches fermées et la rénovation énergétique. Propositions ignorées de la majorité lors du dernier conseil municipal, comme notre vœu demandant au gouvernement de retirer la réforme des retraites. Nous ne lâcherons pas l’affaire, sur ce sujet comme sur le reste. Rendez-vous dans la rue le 6 juin !

Mai 2023 Antonypol…lution

En 2021, la ville a voulu lancer l’enquête publique sur la 6e modification du Plan local d’urbanisme, mais l’Autorité environnementale lui a imposé une évaluation environnementale de son projet. Fin mars 2023, celle-ci a recommandé de compléter et de lui représenter le dossier, obligeant une nouvelle fois au report de l’enquête publique. En cause, le choix de densifier la ville dans des secteurs particulièrement exposés aux pollutions des sols, de l’air et pollutions sonores. En conseil municipal, nous avons pourtant alerté la majorité sur le « point noir environnemental » que constitue Antonypole, selon l’Institut Paris Région. Le maire a tourné le sujet en dérision. Le voilà maintenant au pied du mur. Seules des mesures de réduction des pollutions, avant d’accueillir des milliers de nouveaux habitants, écarteront le risque d’un contentieux devant le tribunal administratif. Nous prenons ce problème au sérieux : notre vœu pour la pose d’enrobés phoniques sur les axes A6 et A10, modifié à la marge par la majorité, a été voté à l’unanimité. Le projet Antonypole souffre d’autres difficultés. Com[1]ment financer l’enfouissement des lignes à très haute tension, chiffré à plus de 50 millions d’euros ? Comment maintenir l’activité économique malgré le départ d’Essilor (et de Sanofi, à la Croix-de-Berny) ? Le sujet revient en force puisque les premières orientations du nouveau Schéma directeur de la région prescrivent la « sanctuarisation des fonciers industriels » de deux secteurs : le port de Gennevilliers et Antonypole. Alors, le projet Antonypole du maire, un projet empoisonné ? L’avenir de notre ville mérite mieux.

Avril 2023 Pollution, spéculations, dissimulation…

Le budget participatif 2023 est en préparation. Pourtant, tout n’est pas réglé en ce qui concerne les précédentes éditions. En 2018, un projet de suivi de la pollution aérienne avait retenu l’attention. Seize capteurs mesurant les concentrations en dioxyde d’azote et en particules fines ont fait leur apparition. On peut ainsi suivre sur son portable ces paramètres d’un jour sur l’autre, mais pour comparer à l’historique des mesures, pas question ! Quand on constate sur ces nuits de janvier et de février des accroissements des teneurs en particules fines sans pouvoir comparer avec l’hiver précédent, on en est réduit à des supputations sur la signification et l’origine de ces augmentations. Et nous n’avons pas accès à la localisation des capteurs. Pourquoi n’avons-nous pas ces informations ? En 2021, un projet de jardin potager collectif sur une bande de terre municipale de la rue de l’Abreuvoir a été retenu. Hélas, quelques analyses de sol ont montré des traces de pollution. Nous avons demandé, sans obtenir satisfaction, à recevoir la copie des résultats de ces explorations. Tout au plus avons-nous appris qu’il s’agissait d’hydrocarbures aromatiques polycycliques et de plomb. Rassurant, non ? Et qui dit que ces polluants ne se retrouvent pas dans les oignons des jardins des environs ? Aurons-nous davantage d’informations sur Antonypole, zone repérée comme point noir environnemental dans le SCOT de la Métropole du Grand Paris en raison du cumul des risques de pollution de l’air, sonore et industrielle ? Face à la pollution, une bonne solution, c’est l’information et la dépollution. Mais la mairie préfère la tergiversation, quelle désolation.

Mars 2023 Ne laissons pas passer cette Borne !

Paroles entendues sur le marché : « 64 ans, ce n’est pas possible, déjà je n’en peux plus ! ». Comme la grande majorité des Français, nous nous opposons à la réforme des retraites. Une réforme injuste, qui pénalisera encore plus les femmes, les salariés qui ont commencé à travailler tôt, ceux qui exercent les métiers les plus durs, les précaires. La Ville reconnaît déjà la problématique du vieillissement des agents. L’usure professionnelle entraîne des inaptitudes et des besoins de reclassement. Travailler deux ans de plus va-t-il améliorer cette situation ? Une réforme injustifiée : le déficit public ne vient pas d’une dérive des régimes, mais des cadeaux fiscaux aux plus fortunés et aux entreprises, qui alimentent les dividendes des grands groupes et l’évasion fiscale : suppression de l’ISF, flat tax sur les revenus du capital, suppression de la CVAE, allègement permanent des cotisations patronales… Une réforme antiécologique : travailler plus pour produire plus n’est bon ni pour la planète, ni pour notre santé. Une réforme néfaste pour la vie sociale et démocratique. À Antony comme ailleurs, de nombreux retraités, quand ils ne s’occupent pas de leurs petits-enfants ou de leurs propres parents vieillissants, participent à l’animation des associations sportives, de solidarité, culturelles, d’éducation populaire. Qui assumera cette activité bénévole, pendant qu’ils seront au travail ? Les retraités, libérés des contraintes de l’activité professionnelle, mettent leurs compétences au service de leurs concitoyens : c’est le cas d’un tiers des nouveaux élus locaux, de la moitié des Maires, et du nôtre ! Alors, tous et toutes ensemble, exigeons le retrait ! contact@antonyterrecitoyenne.org – 01.84.19.69.3

Février 2023 Auguste Mounié, réveille-toi, ils sont devenus mous !


Auguste Mounié fut maire radical-socialiste d’Antony de 1912 à 1940. Fait moins connu, il fut aussi sénateur à partir de 1927 et se fit remarquer dans ses mandats comme le « défenseur des petites gens », le « père des mal-lotis ».
Aujourd’hui, son lointain successeur à la mairie, plutôt que de créer des logements sociaux, préfère aider les promoteurs privés à construire des résidences à 8 000 € le mètre carré. Même quand il est obligé par la loi à en prévoir un peu, il organise le plan d’urbanisme pour que les HLM soient le long des autoroutes, à AntonyPole ou dans la nouvelle zone UGe au-dessus de l’A86. Mais au moins, fait-il le nécessaire pour que les locataires des logements existants en jouissent paisiblement ? Mais non : le quartier du Noyer-Doré est envahi par les rats, le nettoyage des rues des quartiers « populaires » n’est efficace que la veille des opérations de propreté citoyenne, les parkings et les caves des immeubles sont « privatisés » par des occupants sans titre sans que ni la Ville, ni la coopérative Hauts-de-Bièvre-Habitat ne réagissent.
On aurait rêvé d’une politique volontariste, qui, au nom de l’égalité entre quartiers, ouvrirait la médiathèque Arthur-Rimbaud selon des horaires analogues à ceux d’Anne-Fontaine, qui planifierait les travaux d’entretien, d’accessibilité et d’isolation, qui instituerait des conseils de quartier et respecterait celui qui existe, qui écouterait les locataires et évaluerait ainsi l’atteinte des objectifs, qui corrigerait les dysfonctionnements…
Hélas, c’est le principe du moindre effort, comme d’habitude.
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Janvier 2023

Nos vœux pour 2023
Les enjeux pour 2023 se précisent avec les mesures présentées au dernier conseil municipal. La dette de la ville a progressé de 9 millions en 2022. Les remboursements annuels dépassent l’autofinancement. Comment la majorité financera-t-elle ses investissements ? En continuant de livrer la ville aux promoteurs, comme à Jean-Zay ?
Quant aux impôts fonciers, le gouvernement augmente les bases fiscales au même rythme que l’inflation. Le maire s’en réjouit. Cela lui évitera d’augmenter les taux, mais le résultat sera le même. Il se targuait d’absorber le surcoût de l’énergie sans augmenter les tarifs des services. Faux ! Hors
ceux soumis au taux d’effort, ils augmenteront de plus de 10 %, voire 17 % comme le tarif réduit au Select. Idem pour les activités sportives municipalisées de Sport Pour Tous, dont nous demandons le passage au taux d’effort. Mais pas d’augmentation prévue pour les subventions aux projets des écoles. Nous attendons confirmation de l’augmentation de la subvention du CCAS, que nous proposions pour soutenir les habitants en difficulté. La ville doit aller vers eux.
La mairie peine à fidéliser ses personnels. La précarité de nombreux emplois favorise le turnover. La majorité s’est donc résolue à proposer des emplois permanents aux référents d’animation périscolaire : une satisfaction pour notre groupe qui portait cette demande. Une autre est l’adoption
unanime de notre vœu pour la transformation d’Orlyval en desserte locale.
Nous poursuivrons notre action, toujours à l’écoute, pour une ville solidaire et engagée pleinement dans la transformation sociale et la bifurcation écologique. En 2023, rejoignez notre collectif !

Décembre 2022

L’énergie doit redevenir un bien public
La première fois que nous avons alerté le maire sur les conséquences de l’inflation, il s’est moqué en disant que dans les années 70 elle avait été bien pire ! Lors du dernier conseil municipal et dans son dernier éditorial, il a enfin pris la mesure de cette inflation. Mais est-ce suffisant ?
De manière directe ou indirecte la hausse des tarifs de l’énergie impacte déjà fortement le budget des ménages et des communes. Hauts-de-Bièvre Habitat, par exemple, vient de décider une hausse des loyers de 3,5%, après celle des charges de chauffage de 30%. La précarité énergétique qui concerne déjà environ 1 700 foyers antoniens, les plus vulnérables, va encore s’étendre. L’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie, censée assurer une énergie à prix compétitif, est donc un échec patent. Et les rustines du gouvernement – chèque énergie, blocage du tarif réglementé du gaz et de l’électricité – n’y changeront rien durablement. Du reste, ce blocage ne s’applique pas aux contrats au tarif de marché, imposé aux collectivités
territoriales et aux entreprises de 10 salariés et plus. Il est urgent d’instaurer un service public de production et de fourniture d’énergie au meilleur prix. Et de mettre en œuvre une politique de transformation profonde et équitable de notre économie et de notre consommation, comprenant notamment un investissement massif dans les énergies renouvelables et la rénovation thermique. Passage de relais. Conformément à l’esprit de notre collectif, Sylviane Aschehoug passe le relais à Bruno Edouard, qui intègre notre groupe municipal, désormais présidé par David Mauger.

Novembre 2022

Vent mauvais sur les services publics
Au mois d’octobre, le lycée Descartes a dû suspendre la restauration scolaire, faute de personnel suffisant affecté par la Région. De tels exemples se multiplient. La ville a gelé 89 berceaux en crèche, n’ayant pu recruter assez de puéricultrices. Les travaux d’aménagement prennent du retard, par manque d’ingénieurs de la ville, nous dit le maire. L’Éducation nationale recrute des contractuels mal formés pour boucher les trous. Les moyens insuffisants pour l’Université laissent sur le carreau des milliers d’étudiants. Les transports publics souffrent d’une pénurie de conducteurs et d’un manque d’investissements pour moderniser et augmenter le trafic des RER B. Et à l’hôpital, l’hémorragie de personnel se poursuit. La vague de démission s’étend en raison de rémunérations toujours trop basses. En raison aussi des mauvaises conditions de travail et de la perte de sens, quand les restrictions budgétaires dégradent le service aux usagers et lorsque le dialogue social est impossible. Revaloriser les emplois publics doit être une priorité. La question de l’énergie est particulièrement cruciale.
L’explosion des tarifs affecte toute la vie économique et sociale, notamment les budgets des collectivités. C’est le
résultat de l’ouverture à la concurrence de ce qui devrait être considéré comme un service public. Au-delà de la crise
ukrainienne et de la raréfaction des ressources, sa privatisation est l’une des causes essentielles de la crise actuelle.
Dans ce contexte, sans soutien de l’État, les collectivités n’ont d’autre choix que de réduire les services ou de recourir à l’endettement, choix annoncé par le maire d’Antony, remettant implicitement à plus tard les recrutements dont la ville aurait besoin. Nos services publics sont essentiels, mobilisons-nous pour les reconquérir !

Octobre 2022

Ni déni, ni relativisation :
des actions pour une ville résiliente et juste Fait notable, les quatre tribunes du dernier BMO avaient pour sujet le réchauffement climatique.
La majorité municipale et les deux autres groupes d’opposition se seraient-ils brusquement convertis à l’écologie après l’avoir tant moquée ? Il est vrai qu’après les événements dramatiques de cet été, il n’est plus possible de faire l’autruche. Mais sortir du déni ne suffit pas, relativiser les défis qui nous attendent non plus. « Apprendre à vivre avec le COVID » ? Les proches de ceux qui en sont morts ou ceux qui en souffrent encore apprécieront. « Apprendre à vivre avec le réchauffement climatique » ? Ceux qui ont perdu une maison ou un parent dans les incendies, les nondations ou la canicule apprécieront ! Réduire sa consommation énergétique, isoler son habitat ? Ceux qui déjà n’arrivent pas à se chauffer voire à se loger apprécieront… En vérité, c’est la possibilité de la vie humaine sur Terre qui est menacée. À tous les échelons des solutions concrètes existent mais elles doivent être mises en œuvre sans délais et dans un souci constant de justice sociale. Car c’est ceux qui n’ont
jamais connu l’abondance qui pourront le moins s’adapter. Nous y sommes prêts et la ville en a les moyens. Rejoignez-nous pour travailler ensemble et faire d’Antony une ville résiliente ! »

Septembre 2022

Été d’alerte
Cet été, plus encore que les précédents, a apporté son lot de catastrophes d’origine climatique. Une sécheresse exceptionnelle, des incendies d’ampleur, des effondrements rocheux et glacières dans les Alpes. Idem côté social, les alertes se multiplient. Beaucoup appréhendent la rentrée. Les services sociaux sont au bord de la rupture : manque d’éducatrices de jeunes enfants et d’animateurs de centre de loisirs, de personnel soignant dans les Ehpad et les hôpitaux, d’auxiliaires de vie,
accentuant la dégradation des prises en charge, et aggravant surtout la crise vécue par les plus fragiles. On ne mesure pas encore toutes les conséquences économiques du retour de l’inflation.
Mais habitués à fonctionner à court terme, à privilégier la continuité et fuir les propositions radicales, les décisionnaires continuent de s’en tirer avec quelques mesures superficielles et sans impact réel. Sourds aux prévisions scientifiques et aux alertes sociales, les yeux toujours rivés sur l’opinion, seul un mouvement populaire pourra les contraindre à changer.
Face au réchauffement climatique et ses effets en cascade, le politique doit réagir. La situation exige que les analyses scientifiques du GIEC guident ses décisions.
À Antony, le maire vante l’installation de pompes à chaleur dans 1 ou 2 équipements publics mais refuse de constituer un véritable réseau de géothermie. Il vante le nombre d’arbres dans un futur quartier, mais veut soustraire les grands projets d’urbanisme à l’obligation de gérer les eaux de pluie à la parcelle.
Les moyens et les outils pour bien faire sont là, il faut s’en saisir et ne plus regarder ailleurs.